La France traverse une période de turbulences sans précédent dû à des mauvais choix politiques qui ont conduit à la fragilisation de l’économie, affectant ainsi directement la vie des populations lassées d’une inflation grandissante au fil des jours . L’ entêtement à financer une guerre ukrainienne évitable très coûteuse par un pays qui a perdu au même moment tous les privilèges des ressources énergétiques qu’il s’était octroyé au Sahel depuis les années 60, ont plongé la France dans le rouge.
Le second mandat d’Emmanuel Macron est sous haute tension au regard des turpitudes renouvelées, les changements enregistrés au gouvernement et la dissolution de l’Assemblée Nationale. La question que l’on peut se poser n’est plus celle de savoir si une crise surviendra, mais plutôt si le Président français a les moyens d’éviter une dégradation majeure du climat social au regard des choix opérés ces dernières années qui ont fortement contribué à rendre la situation difficile, entachant fortement l’image de la France sur la scène internationale.
Mais apparemment, le Chef de l’exécutif français, éternel va t’en guerre ne constate pas la chute de son aura auprès de ses concitoyens. Il est encore contre toute attente l’un des dirigeants européens à solliciter en plus des armes envoyés à l’ Ukraine, une intervention au sol contre l’armée russe. Acte suicidaire qui obligerait la Russie à considérer toute présence militaire étrangère au sol comme une cible potentielle. Vladimir Poutine l’a bien martelé au Eastern Economic Forum organisé à Vladivostok, une crise pourtant brandie comme étant une guerre d’occupation russe, alors que jusqu’ici les autorités russes considèrent toutes les actions menées dans le cadre de ce conflit ouvert avec l’Occident comme une « opération militaire spéciale ».
Avec un monde en parfaite mutation, des BRICS qui se réorganisent, une Afrique qui se réveille en mettant à mal les intérêts énergétiques et économiques entretenu par un Occident donneur de leçons et de sanctions, la France est désormais face à dilemme: soit elle réajuste sa politique extérieure essentiellement basée sur l’arrogance, le pillage et la condescendance, soit elle va davantage sombrer économiquement, ce qui entrainera une crise politique permanente sans précédent. La majorité des pays autrefois dominés qui se contentaient de fournir presque gratuitement les matières premières stratégiques, ont décidé pour la plupart de reprendre un contrôle total qui leur permettra d’assurer et d’assumer leur souveraineté, mais surtout de prendre aussi le train du développement en améliorant les conditions de vies des populations locales. L’impact sur les revenus autrefois emmagasinés par la puissance colonisatrice pilleuse est directe. Rien ne sera plus comme avant.
Éric Moïse NKOUANDOU M.