En visite officielle à Ouagadougou, le Président en exercice de l’Union Africaine, Évariste Ndayishimiye, a été reçu au Palais par le Président du Faso et Président en exercice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), Ibrahim Traoré. Cette rencontre illustre la volonté du Burkina Faso et de l’AES de s’affranchir du néocolonialisme et de faire entendre la voix d’un peuple résolument tourné vers sa souveraineté.
Le Burkina Faso a accueilli, ce lundi 20 avril 2026, une visite diplomatique de haut niveau. Évariste Ndayishimiye, Président du Burundi et actuel Président en exercice de l’Union Africaine, a été reçu au Palais présidentiel par Ibrahim TRAORÉ, Chef de l’État burkinabè et Président en exercice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel. Au cœur des échanges, la question de la souveraineté des peuples du Sahel et leur volonté affirmée de tracer leur propre voie, loin des tutelles extérieures. Ibrahim TRAORÉ a réaffirmé l’engagement du Burkina Faso et de l’AES à bâtir une coopération fondée sur l’égalité et le respect mutuel, en rupture avec les logiques néocoloniales qui ont longtemps marqué les relations internationales en Afrique et dans la région. Le Président de l’Union Africaine, après avoir visité plusieurs sites socio-économiques de Ouagadougou, a déclaré : « Maintenant, je connais la réalité objective de la région du Sahel », soulignant l’importance de cette immersion pour mieux comprendre les défis sécuritaires, politiques et économiques auxquels font face les États membres de l’AES. Il a annoncé la rédaction d’un rapport destiné à ses pairs de l’Union Africaine, afin de partager les constats et recommandations issus de cette mission. Cette visite diplomatique, au-delà de son caractère protocolaire, traduit une reconnaissance croissante de l’AES comme acteur incontournable dans la dynamique africaine. Elle marque également un tournant dans les relations entre l’Union Africaine et les États du Sahel, qui entendent désormais s’affirmer comme des partenaires souverains et non comme des pays dépendants. Cette époque est révolue.
En recevant le Président de l’Union Africaine, le Burkina Faso a envoyé un signal fort: celui d’un peuple debout, décidé à écrire son histoire en toute indépendance. La rencontre entre Évariste Ndayishimiye et Ibrahim TRAORÉ s’inscrit dans une nouvelle ère diplomatique où la souveraineté et la dignité des peuples du Sahel deviennent des piliers incontournables de la coopération africaine.
Éric Moïse NKOUANDOU M.