Le Grand Stade de Marrakech a été le théâtre d’un affrontement de prestige entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire. Dans ce groupe dit de la mort, les deux géants du football africain ont offert un spectacle intense, conclu sur un nul 1-1 qui maintient les deux nations dans la compétition.
La jeune équipe dirigée par l’entraîneur sélectionneur David PAGOU avait un double défi à relever, celui de défendre la richesse historique gravée dans les annales du football africain et celui de la très jeune équipe qui se constitue seulement depuis quelques jours alors qu’en face on a à faire à une équipe expérimentée championne en titre. La première période était celle d’une bataille de nerfs, de stratégie ce qui a permis aux deux équipes de verrouiller les lignes avec de part et d’autres des actions nettes de but pas concrétisées. C’est sur un score nul et vierge sur les deux équipes vont à la pause.
Du retour des vestiaires, Amad Diallo a libéré les Éléphants d’une frappe limpide, rappelant la puissance du champion en titre. Mais les Lions Indomptables, fidèles à leur réputation, ont rugi dans la foulée, une action collective incisive bien emmené par Junior Tchamadeu a ramené l’équilibre et embrasé les tribunes. C’est dans cette chaleureuse ambiance marquée par des ratés de part et d’autres que les deux géants africains vont se séparer. Si les Lions peuvent se mordre les doigts d’avoir trouver la barre transversale par deux fois, la première sur une belle reprise instantanée de Christian Kofane avant la pause, la deuxième, par Danny Namaso en fin de rencontre. Les ivoiriens quand à eux ont à chaque fois répliqué sans jamais trouvé la lucidité d’agraver le score. En face la ligne défensive dirigée par Kotto a été vigilante.
Ce match nul maintient l’incertitude dans le groupe F. Les Éléphants devront confirmer leur suprématie lors du dernier match de poules, tandis que les Lions ont prouvé qu’ils pouvaient faire trembler n’importe quel adversaire. Pratiquement en 8e, la dernière journée décidera du rang de ces deux colosses.
Éric Moïse NKOUANDOU M.