Dans une interview fleuve de plus de 5 heures de temps le Président TIANI a bousculé les codes de la communication institutionnelle, présidentielle et diplomatique. Il a avec des précisions déconcertantes dénoncé ce qui s’apparentaient autrefois comme des secrets d’état et militaires. Il a compris qu’il fallait le faire au regard de l’acharnement continu que subit sans cesse l’Afrique et principalement les pays de l’AES pour maintenir le drame qui enracine la pauvreté en permettant aux puissances coloniales impérialistes de garder le contrôle de vastes territoires pourvus de richesses stratégiques. Ils ont été nommément cités ainsi que leurs complices esclavagistes de salon, maintenus à la tête de leurs pays pour les besoin de la cause. Rien ne sera plus comme avant.
La sortie du Président Abdourahamane TIANI est un événement historique qui a permis aux septiques et analphabètes de la géopolitique mondiale de comprendre que les nouveaux enjeux et les nouveaux défis portent essentiellement sur la survie de la « puissance » fabriquée pour certains pays occidentaux colonisateurs qui doivent leur existence au sang noir des africains qui s’est versé pendant l’esclavage, la colonisation et les multiples guerres alimentées depuis toujours. Cette communication dense dans laquelle des dénonciations qui ne relèvent pas de n’importe quel homme politique, ont été faites, traduit le caractère d’une trajectoire historique désormais tracée où le Niger et les autres pays de l’AES cherchent à se réapproprier leur destin. Le Président TIANI fait comprendre clairement que la souveraineté n’est plus un slogan, mais une conquête permanente nourrie par la mémoire des luttes passées et par l’exigence d’un avenir affranchi de toutes tutelles extérieures. Il est désormais considéré à juste titre comme le dépositaire d’une mémoire collective qui est celle des résistances africaines.
Macron, Ouattara, Talon , artisans de la déstabilisation permanente de l’AES?
Le premier tout comme ses prédécesseurs n’ont jamais caché leur volonté de maintenir l’Afrique noire francophone comme leur réservoir de ressources naturelles stratégiques. Dans plusieurs opérations meurtrières exclusivement planifiées sur le continent, ils ont démonté et froidement assassiné tous les dirigeants qui ont osé présenter une vision contraire à celle du pillage orchestré par la France et ses alliés depuis toujours. Les autres, placés à la tête des états par des simulacres d’élections dits « démocratiques », se croient redevables et complotent contre leur propre terre, leurs propres frères, leurs propres citoyens, pour pérenniser la domination structurelle, économique , politique et diplomatique de leur maître, à travers plusieurs tentatives d’incursions de mercenaires financés et dotés de matériels de guerre qu’aucun groupe de jeunes noirs ne peut s’offrir. Cette stratégie longtemps pilotée par les services secrets des différents pays occidentaux a été clairement exposée aux yeux de tous par le Président Abdourahamane TIANI.
Après ses déclarations au lendemain de l’attaque de l’aéroport de Niamey par un groupe de mercenaires parmi lesquels des ressortissants français, le Président TIANI a réitéré ses dénonciations en citant les noms des commanditaires. Cette sortie n’est pas un événement isolé, elle s’inscrit dans la continuité historique des luttes pour la libération de l’Afrique et des peuples noirs. Avec les dignes fils du Sahel et leurs dirigeants, la souveraineté des États du Sahel n’est plus négociable.
Éric Moïse NKOUANDOU M.