Le stade Mohamed V de Casablanca a vibré jusqu’au bout de la nuit. Dans un quart de finale aux allures de bataille, le Mali a arraché sa qualification face à la Tunisie au terme d’un match qui restera dans les mémoires.
Les deux équipes se sont neutralisées pendant le temps réglementaire, chacune trouvant le chemin des filets aux ultimes minutes et secondes de la fin de la partie, pour un score de 1-1 qui traduisait l’équilibre des forces. Firas Chaouat a cru avoir propulsé son équipe en quart de finale en inscrivant un but à la 88′, les maliens, solides mentalement comme le rocher reviennent à la marque à la (90’+7) par Sinayoko qui transforme un penalty et propulsé son équipe dans une couse de nerfs à laquelle ne résiste que les grandes nations de football. Les prolongations n’ont rien changé, malgré des occasions de part et d’autres, c’est finalement la séance des tirs au but qui a départagé les protagonistes. Plus lucides et plus solides physiquement et psychologiquement, les Aigles du Mali ont transformé leurs tentatives avec sang-froid malgré deux loupés d’entrée, tandis que deux frappes tunisiennes repoussées par l’excellent gardien Djigui Diarra et une envoyée dans les airs ont scellé le destin des Aigles de Carthage. Il a été logiquement désigné « Man of the match » à l’issue de cette palpitante rencontre.
La consécration d’un collectif soudé et solide
Cette victoire n’est pas seulement une qualification pour les Aigles du Mali, elle incarne la maturité d’une génération malienne qui refuse de céder face à la pression des grands rendez-vous. Portés par un public acquis à la cause des Aigles de Carthage, les joueurs sifflés parfois par un public bouillant, ont montré une résilience admirable, tenant tête à une Tunisie réputée pour sa discipline tactique. Le succès au bout des tirs au but illustre la force mentale d’un groupe soudé, capable de gérer l’intensité et l’incertitude d’un match couperet.
Pour la Tunisie, l’élimination laisse un goût amer, tant les occasions manquées et la rigueur défensive semblaient pouvoir les mener plus loin. Mais c’est bien le Mali qui poursuit son chemin, avec l’ambition désormais assumée de s’inviter dans le dernier carré et de rêver d’un sacre continental.
Éric Moïse NKOUANDOU M.