Face à un public chauvin et un arbitrage catastrophique et fortement décrié, les Lions Indomptables du Cameroun ont été sortis par leurs homologues de l’atlas sur le score de deux buts à zéro. Une rencontre sous tension où il a été clairement relevé plusieurs incongruités sur le plan arbitral avec des fautes évidentes commises dans la surface marocaine , mais complètement ignorées par l’arbitre central et la VAR. Curieuse attitude du corps arbitral à cette étape de la compétition. Ce qui soulève de sérieuses interrogations sur l’impartialité du corps arbitral. La CAF, au regard de la dimension médiatique que prend la Coupe d’Afrique des Nations au fil des éditions, devrait prendre des mesures pour que de tels injustices ne soient plus perceptibles à ce niveau de la compétition. La crédibilité de la fête du football continental pourrait prendre un sérieux coup.
L’entraîneur marocain a reconduit une équipe bien huilée, avec Bono dans les buts, Hakimi capitaine et une animation portée par El Khannouss, Saibari et El Aynaoui au milieu, tandis qu’El kaabi était épaulé par Ezzalzouli et Diaz devant. En face, le Cameroun s’est présenté avec un système à trois défenseurs (4-3-3) avec l’intégration de Nagida et la confirmation de Baleba et Arthur Avom au cœur du jeu, reflet d’une continuité assumée par le sélectionneur David Pagou. Dès l’entame de la rencontre, les marocains ont tout de suite mis de l’intensité en imposant un temp assez maîtrisé, alternant conservation et projections rapides vers El Kaabi. Les Lions ont répondu avec courage et densité dans les duels, mais ont manqué de tranchant, de percussion et surtout ce qui leur a fait plus de mal c’est le manque de précision dans les transmission de balles presque toutes récupérées par le milieu de terrain marocain très vif, qui venait en surnombre sur le porteur de ballon camerounais, ce qui n’a pas manqué de les mettre dans de sérieuses difficultés partant du milieu de terrain. Le réalisme marocain a fait la différence, avec deux coups de pieds arrêtés en première et en deuxième période qui ont scellé le score de la rencontre, malgré le sursaut d’orgueil des Camerounais qui ont tenté de porter le danger dans le camp marocain, sans jamais inquiéter véritablement le portier des Lions de l’Atlas.
La controverse arbitrale et ses implications
Au-delà du tableau d’affichage, la rencontre a été marquée par des décisions arbitrales contestées, notamment dans la surface marocaine, et par une utilisation de la VAR jugée parcellaire. Ces zones d’ombre ravivent le débat sur l’impartialité, alors que la CAN, vitrine du football africain, exige une cohérence et une exemplarité à chaque étage de la compétition. La CAF devra clarifier et renforcer ses protocoles pour éviter que de telles polémiques n’entachent des affiches de ce niveau.
Cette élimination en quarts de finale ne retire rien à la combativité ni au potentiel de l’équipe camerounaise. Elle confirme la nécessité d’un projet technique cohérent autour de cette nouvelle génération, pour convertir l’intensité et la solidité en efficacité offensive face aux grandes nations. Avec l’expérience engrangée et des repères consolidés, le Cameroun dispose désormais des bases pour revenir plus fort, à condition de stabiliser les choix et d’affiner les automatismes. Surtout que les polémiques extérieures non justifiées puissent laisser la place à un véritable esprit de développement qui permettra au Cameroun de suivre l’exemple des nations qui se construisent sur tous les plans dans une sérénité et une harmonie qui permettent de s’affirmer sur la durée au plus haut niveau.
Éric Moïse NKOUANDOU MOUNTOUMNJOU à Rabat au Maroc