La Confédération Africaine de Football vient d’annoncer une série de réformes majeures à l’approche de la CAN Féminine TotalEnergies 2026, prévue au Maroc au mois de Mars. Ces décisions, entérinées par le Comité Exécutif de l’institution, marquent un tournant historique dans la revalorisation du football féminin sur le continent.
La CAF a officialisé l’élargissement du nombre de pays participants, passant de 12 à 16 équipes dès la prochaine édition alors même que les éliminatoires viennent de s’achever. Cette réforme vise à :
– Accroître la représentativité des nations africaines sur la scène continentale et internationale ;
– Stimuler la compétitivité du tournoi ;
– Offrir une plateforme plus inclusive aux talents féminins émergents au regard de l’évolution de la discipline sur l’ensemble du continent.
Parmi les équipes repêchées pour compléter ce nouveau format figurent la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Mali et l’Égypte, sélectionnées sur la base de leur classement FIFA malgré leur élimination en phase qualificative.
Une revalorisation significative du price money
Dans la continuité de ses efforts, la CAF a également augmenté de 45 % l’enveloppe globale des récompenses pour cette édition. La prime du vainqueur a été doublée, atteignant désormais 1 million de dollars, contre 500 000 lors de l’édition précédente. Cette revalorisation traduit une volonté claire de récompenser les performances féminines à leur juste valeur, d’encourager les fédérations à investir davantage dans leurs sélections féminines.
Ces réformes s’inscrivent dans une stratégie plus large de promotion du football féminin africain, amorcée par la CAF depuis plusieurs années. En élargissant le format et en revalorisant les primes, l’institution envoie un message fort : le football féminin n’est plus marginal, il est désormais au cœur des priorités sportives du continent.
Hervé Patrick NKOUASSI F.