C’est un mois de Septembre agité et relativement sombre pour la classe politique française témoin parfois avec condescendance du déferlement de la colère citoyenne qui s’abat sur toutes les grandes villes et agglomérations du pays. Ni Sébastien Lecornu, tout comme François Bayrou, ancien et nouveau premier ministre, n’ont pas semblé être en mesure d’apporter des réponses à la hauteur d’un pays rattrapé par ses frasques prédatrices colonisatrices à travers lesquelles, il s’est érigé au rang de puissance mondiale détentrice de l’arme nucléaire. Cette arrogance politique nourrie par des attitudes diplomatiques déviantes et va-t-en-guerre, n’est-elle pas en train de plonger le pays dans une crise socio-économique irréversible ?
La France traverse une période de turbulence institutionnelle et sociale marquée par la démission du Premier ministre sur fond de dissensus budgétaire. Le président de la République qui semble être sur une autre planète est incapable d’apporter des solutions concrètes aux problématiques soulevées. Emmanuel Macron qui peine à incarner une autorité fédératrice en tant que Chef d’État, préfère accuser la Russie et les présidents des pays africains qui ont engagé la voie d’une réelle souveraineté. Les réformes impopulaires, notamment celles liées aux retraites et à la fiscalité, ont ravivé les tensions sociales. Les manifestations se multiplient, les syndicats durcissent le ton, et les partis d’opposition exploitent le vide politique pour renforcer leur base.
Situation économique dégradante marquée par la stagnation, le déficit et l’austérité
Selon les dernières projections de la Banque de France, la croissance pour 2025 ne dépassera pas 0,7 %, avec un déficit public estimé à 5,4 % du PIB. L’incertitude fiscale prolongée freine la consommation des ménages et l’investissement privé. Le gouvernement poursuit une politique austéritaire, accusée de favoriser les grandes entreprises au détriment des classes moyennes et populaires. Le pays semble pris dans un étau : d’un côté, la nécessité de rétablir les comptes publics, de l’autre, une population épuisée par l’inflation, le chômage et la précarité. La succession des premiers ministres à Matignon ne semble pas être l’approche politique adéquate pour apporter des changements pragmatiques en profondeur qui permettrait à la France de se relever.
La politique et la diplomatie française qui semblent vaciller entre alignement stratégique avec Washington et perte d’autonomie sur les grands dossiers internationaux, en Afrique et ailleurs. L’Europe, inféodée aux États-Unis selon certains analystes, peine à imposer une voix indépendante sur les questions ukrainiennes, africaines ou commerciales. La France, jadis moteur de l’Europe et voix singulière dans le monde, paraît aujourd’hui reléguée au rang de suiveur, en quête de repères et de crédibilité.
Éric Moïse NKOUANDOU M.