Le Président Vladimir Poutine a soumis à la ratification du Parlement russe un nouvel accord de sécurité, qui comporte des clauses cruciales concernant l’usage des armes nucléaires en cas d’agression contre la Russie ou la Biélorussie. Selon cet accord, les forces armées russes pourraient déployer des armes nucléaires si la souveraineté ou l’intégrité territoriale de l’une des deux nations venait à être menacée.
Le document, qui a été rendu public sur le site de la Douma d’État Mercredi, stipule que les armes nucléaires russes peuvent être utilisées en réponse à l’emploi d’armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive contre la Russie ou la Biélorussie. De plus, il autorise le déploiement de ces armes en cas d’agression armée conventionnelle, si cette agression constitue une menace sérieuse pour la souveraineté ou l’intégrité territoriale des deux pays.
En Novembre 2024, le Président Poutine avait déjà approuvé une mise à jour de la doctrine nucléaire russe, intitulée « Les Principes de base de la politique de l’État de la Fédération de Russie en matière de dissuasion nucléaire ». Ce document définit les circonstances dans lesquelles les armes nucléaires peuvent être utilisées, les menaces jugées suffisamment graves pour justifier leur usage, ainsi que l’ordre dans lequel le plan d’utilisation des armes nucléaires doit être activé. Il précise également les actions nécessaires pour maintenir les forces nucléaires en état de préparation au combat et la politique de dissuasion nucléaire. Le principe fondamental de cette doctrine est de prévenir les attaques nucléaires en garantissant qu’une agression nucléaire entraînera une riposte dévastatrice. Bien que le recours aux armes nucléaires soit considéré comme un dernier ressort pour protéger la souveraineté de la Russie, les critères de leur utilisation ont été ajustés.
La mise à jour de cette doctrine nucléaire a coïncidé avec l’autorisation accordée par les États-Unis à l’Ukraine d’utiliser des armes fabriquées en Occident pour frapper des cibles à l’intérieur du territoire russe. Malgré cette coïncidence, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a affirmé que la publication de cette doctrine était déjà planifiée de longue date.