Le Niger, riche de son histoire et de sa position stratégique en Afrique de l’Ouest, aussi vaste que le Mali, a amorcé il y’ a quelques jours une nouvelle phase audacieuse dans la structuration de son indépendance. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte politique marqué par l’investiture récente du Président du CNSP Abdourahamane TIANI en tant que Président de la République pour un mandat de cinq ans. Cette transition est encadrée par la promulgation de la « Charte de la refondation », un texte à valeur constitutionnelle qui remplace l’ancienne Constitution et fixe les bases d’une gouvernance renouvelée. Ce document, adopté lors des Assises nationales, reflète les aspirations du Niger à renforcer sa souveraineté face aux défis internes et externes.
Ayant tourné la page de son adhésion à la CEDEAO avec le Burkina Faso et le Mali, le Niger affirme désormais son influence au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) marquant ainsi une certaine rupture avec l’ordre colonial préétablit et essentiellement basée sur la déstabilisation par des groupes armées par l’occident et le pillage de plusieurs ressources naturelles de première portée. Ce repositionnement géopolitique marque une volonté de collaborer avec des nations partageant des visions stratégiques similaires, tout en reprenant le contrôle de ses ressources naturelles, notamment l’uranium longtemps exploité par des entreprises françaises telles qu’AREVA devenue plutard ORANO. Le Niger en parfaite collaboration avec ses voisins du Sahel se dresse fermement pour protéger ses richesses et en faire un levier de développement. Cette démarche illustre une souveraineté renforcée face aux pressions économiques et aux enjeux géopolitiques internationaux. Ce nouveau vent qui souffle sur ces pays de l’Alliance des Etats du Sahel marque une gouvernance en parfaite mutation qui casse brutalement les codes. La nouvelle administration s’attache à consolider une gouvernance basée sur la transparence et la reddition de comptes. La Charte de la refondation établit des mécanismes pour garantir une représentation équitable des citoyens et limiter les abus de pouvoir. Cette réforme politique ambitieuse marque un tournant dans le paysage institutionnel du pays, visant à réconcilier la population et à construire un État de droit solide. Ce qui conduira à un progrès social pour un peuple éveillé plus déterminé à assumer ses choix loin des diktats imposées autrefois par la CEDEAO et ses soutiens néocoloniaux. L’éducation et la santé sont au cœur des priorités sociales du Niger. L’amélioration des taux de scolarisation, en particulier pour les jeunes filles, constitue une avancée cruciale pour briser le cycle de pauvreté. En parallèle, des initiatives pour renforcer les services de santé publique, notamment en zones rurales, visent à garantir un accès équitable aux soins de base. Ces mesures traduisent une volonté de renforcer le capital humain pour une nation plus résiliente déterminée à quitter rapidement la liste des pays les plus pauvres du monde pourtant pourvu d’intarissables richesses et ressources naturelles.
La nouvelle géostratégie commune aux Etats de l’AES est proactive avec en priorité, relever tous les défis sécuritaires liés au terrorisme et aux migrations illégales qui sont pris très au sérieux par la nouvelle administration. En renforçant ses partenariats militaires avec des puissances internationales tout en développant ses propres capacités, le Niger s’affirme comme un acteur incontournable dans la stabilisation du Sahel. Ces actions stratégiques illustrent la détermination du pays à protéger sa souveraineté tout en contribuant à la sécurité régionale.