Missionné par le Président français en Afrique comme envoyé personnel, l’ancien sénateur de la Vème République Jean Marie Bockel a transmis un rapport sur la nouvelle reconfiguration du déploiement et de l’effectivité de la présence française en Afrique. Ce qui laisse croire que l’Elysée n’est pas résolu à comprendre que la colonisation perpétuelle est entrain d’arriver à son terme au regard du reveil politique, géopolitique et géostratégique de plusieurs pays longtemps restés sous l’emprise des occidentaux qui peinent encore à comprendre que les temps sont entrain de changer.
Après avoir été expulsée du Mali, du Niger et du Burkina Faso, la France mise en minorité géoéconomiquement au Cameroun où les contrats coloniaux n’ont pas été renouvelés, cherche délibérément à poursuivre de manière insidieuse à maintenir une présence inopportune et voilée derrière des prétextes de sécurité et de demande de certains gouvernements fantoches qui entretiennent la survie d’une françafrique moribonde, alors même que l’expression des populations sur le départ définitif des troupes françaises sur le sol africain ne cesse de grandir. C’est dans cette ambiance non éludée par les médias français que l’envoyé spécial du Président Macron lui a remis le rapport dans lequel la nouvelle approche de la reconfiguration du dispositif militaire en Afrique a été consigné. Cette mission surréaliste qui est une démarche essentiellement coloniale concernait quatre pays où sont implantées sans grands résultats sur le développement militaro-économique des bases françaises budgetivores, les notes salées étant payées par les pays où elles sont installées.

Ces pays où la misère et le chaumage de la jeunesse sont sans cesse grandissants doivent rapidemment s’arrimer au nouvel ordre géopolitique qui exige que des pays qui aspirent à un réel développement devrait assumer leur liberté afin d’exercer leur souveraineté en tenant compte de leurs réalités locales respectives.
La France qui est en perte de répères due à sa dépendance poussée aux ressources stratégiques et naturelles de l’Afrique, refuse toujours de comprendre qu’il est temps de retirer totalement les bases militaires qui écument les terres africaines afin de repenser un nouveau model coopératif, un nouveau mode de fonctionnement et une adaptation des relations diplomatiques avec une Afrique en mouvement résolument déterminée à imposer son indépendance totale pour assurer avec sérénité son développement.