Fermement opposés à un accord de libre échange, les agriculteurs français ont multiplié ces derniers jours des actions fortes et des manifestations de tout genre pour espérer se faire entendre par la classe dirigeante qui se pavane de sommets en sommets en snobant les réalités profondes d’une France dont les différents segments de l’économie sont sérieusement affectés par les conséquences des actions prédatrices orchestrées dans plusieurs régions du monde, désormais stoppées par un éveil des consciences des populations des pays dont les ressources ont été longtemps pillées et surexploitées.
De cette politique coloniale complètement obsolète au regard du nouvel ordre mondial bien emmené par des nouveaux pays riches et émergents désormais réorienté vers un monde multipolaire, les pays occidentaux parmi lesquels la France n’échapperont pas aux crises qui affecteront des pans entiers des secteurs stratégiques qui soutiennent ces économies.
Autoroutes bloquées, menaces sur les centrales d’achats, vandalisation des locaux de l’office français de la biodiversité à Guéret, une commnune de la région Nouvelle-Aquitaine, des actions d’envergure menées par des agriculteurs venus de toutes les régions, se sont multipliées ces dernières heures sur l’étendue du territoire. La coordination rurale promet promet pratiquement le chaos dans le Sud-Ouest de la France si les revendications des acteurs de la filières agricoles ne sont pas prises en compte. Des poids lourds en provenance d’Espagne ont été bloqués sur l’A9, avec pour objectif principal de bloquer tout le fret qui alimente la France. Les tensions qui sont très vives sur le terrain depuis le début de la grève, s’intensifient avec le refus de l’accord commercial entre le Mercosur et l’Union Européenne. Tout le pays est en alerte et en état de choc au regard de la montée en puissance des actions de contestation des agriculteurs qui prennent au fil des heures une ampleur qui risquerait devenir incontrolable. Le texte négocié par la Commission européenne avec l’Argentine, la Bolivie, l’Uruguay, le Brésil, le Paraguay, est unanimement rejeté par toute la classe politique française de Droite comme de Gauche. Les agriculteurs italiens et irlandais ont également manifesté leur refus contre l’adoption de ce texte par l’Union Européenne. La France devrait donc réunir pas moins de quatre pays représentant au moins 35% de la population européenne pour espérer voir prospérer cette action de contestation.
Des pays européens qui rament à contre-courant ?
Certains pays européens notemment l’Allemagne qui sont favorables à ce texte souhaitent avoir cet accord commercial avec les pays d’Amérique latine pour diversifier leurs sources d’approvisionnements et offrir de nouveaux débouchés commerciaux à leurs entreprises. L’accord de libre-échange n’aura certainement pas un impact négatif pour des pays structurellement outillés et dont les performances économiques de leurs industries n’impacteraient pas négativement la vie quotidienne des agriculteurs soutenus et subventionnés par des ressources publiques pour leur assurer une certaine compétitivité sur la scène commerciale internationale.
Mais pour la France, un changement de la politique internationale intégrant ses prises de positions géostratégiques est impératif au regard de la faiblesse du réel pouvoir économique français qui dépend depuis la période coloniale jusqu’à ce jour de revenus issus des ressources naturelles stratégiques des anciennes colonies. Le réveil de ces pays appauvris par une politique françafricaine déséquilibrée, mènera à coup sûr la France vers une chute vertigineuse de sa puissance économique. Tous les états sérieux d’Afrique et du monde jadis margilnalisés et exploités, aspirant à un développement conséquent pour assurer un bien-être à leurs populations,sont entrain de mettre sur pied des stratégies politiques de développement endogène pour désormais contrôler l’essentiel des ressources naturelles et richesses jadis reservées exclusivement aux colons.