La décision du Président américain Donald Trump d’imposer une taxe permanente de 25 % sur tous les véhicules importés aux États-Unis continue de susciter un large débat, tant sur le plan national qu’international. Cette mesure s’ajoute aux droits de douane existants de 2,5 %, portant ainsi la charge totale à 27,5 %. Encore plus controversée, elle amplifie la taxe déjà exorbitante sur les voitures électriques chinoises, les faisant passer de 100 % à un impressionnant 125 %. Alors que cette politique semble conçue pour protéger l’industrie automobile américaine, ses répercussions résonnent bien au-delà des frontières des États-Unis.
Dans un contexte économique et politique bien chargé l’administration Trump qui a longuement plaidé en faveur d’une politique « America First », visant à réduire le déficit commercial et à encourager la fabrication locale fait face à des controverses internes et des critiques des politiques extérieurs autrefois partenaires commerciaux stratégiques des Etats-Unis. Toutefois, cette stratégie soulève des questions quant à son efficacité et à ses motivations réelles. D’un côté, elle reflète une volonté de stimuler l’emploi et de limiter la dépendance des États-Unis vis-à-vis des fabricants étrangers. De l’autre, elle risque de perturber des chaînes d’approvisionnement interconnectées, où chaque pièce joue un rôle essentiel.
Pour les fabricants automobiles américains tels que General Motors, Ford ou Tesla, cette décision est un couteau à double tranchant. Bien qu’elle puisse encourager une relocalisation, elle met également en péril leur accès à des pièces et matériaux moins coûteux importés. Des réactions multiples à l’internationale créent certaines tensions qui pourraient sérieusement affectées les relations commerciales avec le géant américain qui fait face à la réalité du développement technique et technologique des pays émergents avec une vitesse dont il n’avait jamais mesuré l’impact sur la régulation d’un équilibre commercial mondial resté longtemps impertinent. Le Canada, principal partenaire commercial des États-Unis, a qualifié cette décision de « rupture historique » des accords commerciaux nord-américains. L’Union européenne, qui exporte massivement des véhicules de luxe vers le marché américain, prépare une réponse proportionnée, explorant des représailles commerciales sur des produits emblématiques américains tels que le bourbon ou les motos Harley-Davidson.
Quant à la Chine, souvent considérée comme cible principale de ces mesures, elle a annoncé son intention de renforcer ses alliances économiques en Asie, en Afrique et en Europe pour compenser les pertes subies sur le marché américain.
De sérieuses conséquences pour les consommateurs et l’industrie américaine
Les consommateurs américains sont en première ligne des impacts économiques. Une hausse des prix des véhicules importés est inévitable, ce qui pourrait également affecter la compétitivité des constructeurs nationaux. Par ailleurs, de nombreux experts mettent en garde contre une inflation généralisée dans le secteur automobile, rendant l’acquisition d’un véhicule neuf hors de portée pour une large tranche de la population.
Sur le plan industriel, les constructeurs étrangers pourraient envisager de transférer certaines lignes de production aux États-Unis, mais les coûts d’installation et d’opération restent prohibitifs. De plus, cette politique pourrait détourner les investissements étrangers vers d’autres marchés plus stables et accueillants. Après une analyse prospective et approfondie des experts, à long terme, la stratégie commerciale agressive de l’administration Trump pourrait redéfinir les relations commerciales globales, entraînant des guerres commerciales coûteuses et imprévisibles. Cependant, elle pourrait également pousser certains pays à chercher de nouvelles opportunités de coopération, accélérant la diversification économique mondiale. L’avenir du commerce automobile dépendra largement de la manière dont ces tensions seront gérées.
Et l’Afrique dans tout ça ?
Il est clair que l’Afrique n’existe sur l’échiquier commercial mondial uniquement en tant que fournisseur essentiel des matières premières stratégiques dont les minuscules retombées négociées dans une opacité incroyable ne profite qu’à une clique dirigeante. Les différentes politiques de développement hypocritement engagées par des Hommes politiques obsolètes sont presque toujours orientés vers la préservation de leurs intérêts individuels ainsi que ceux de leurs clans (familiaux, administratifs, confréries, réseaux etc ) au détriment de la majorité représentée par le peuple essentiellement constitué d’une jeunesse désœuvrée livrée à toutes les dérives et surtout exposée à une immigration clandestine meurtrière sous un silence politique assourdissant. Le réveil engagé par les dirigeants des pays de l’AES (Mali, Niger, Burkina Faso) est violemment et insidieusement attaqué par ces esclaves de salon déterminés à maintenir l’Afrique dans une misère qui la classe au bas de l’échelle. L’éveil d’une autre frange de cette population permettra à coup sûr à d’autres pays longtemps consommateurs des déchets venus d’ailleurs, de suivre le pas et l’exemple de l’AES pour que les ressources stratégiques de l’Afrique puissent être transformées sur place afin de permettre la création d’emplois qui assurera la production industrielle dont l’Afrique a besoin pour exister sur la plateforme commerciale internationale comme un maillon essentiel non négligeable.
Les différentes mesures prises par le Président américain sont à double tranchant bien que les droits de douane visent ostensiblement à renforcer l’économie américaine, ils représentent un pari risqué au regard des enjeux mondiaux actuels. L’équilibre entre les gains économiques potentiels et les tensions commerciales accrues reste délicat. Cette politique pourrait symboliser une nouvelle ère de repli protectionniste, mettant à l’épreuve les fondations même de la mondialisation. Peut-être profitera t’elle à une Afrique qui se réveille ? Pour cela une nouvelle classe de dirigeants visionnaires et non soumis aux désidératas du colon et des structures colonisatrices devraient prendre les commandes à la tête des différents pays pour briser les chaînes d’un esclavage perpétuel.
Par Eric Moïse NKOUANDOU M.