On se croirait dans un mauvais rêve lorsque devant les médias du monde entier au sortir d’une cérémonie continentale de portée mondiale organisée par la Confédération Africaine de Football, le sélectionneur belge de l’équipe nationale du Cameroun s’est fendu en déclarations inopportunes, inadaptées au regard du contexte, de l’environnement, ce qui a été perçu sous d’autres cieux comme profondément dégradant pour l’image de marque d’une nation qui demeure une référence incontestée du football africain.
La plus grande fête du football continental qui se déroule en plusieurs parties était à Rabat au National Théâtre Mohamed V à l’étape des tirages aux sorts à l’issue desquels tous les pays qualifiés se sont vus attribuer des adversaires avec lesquels les confrontations directes sur le terrain en phase de poule draineront vers la destination « Maroc » des milliers de fans et occasionneront de dizaines de millions d’interactions de toutes natures par les passionnés de football repartis aux quatre coins du globe.
Une responsabilité méprisée
Comment peut-on, dans de telles circonstances, manquer à ce point de discernement et d’éthique professionnelle ?
Comment un sélectionneur, garant du respect de la sélection nationale, peut-il inciter à la division en sapant l’autorité de la Fédération et de ses dirigeants ?
Comment réussit t’on l’exploit au regard de tels enjeux qui touchent directement à l’image de tous les pays participants et partenaires à se verser à de telles déclarations de haine à peine voilée à l’encontre de l’institution à laquelle on est naturellement rattachée ?
Comment fait-on pour ne pas prendre la pleine mesure de la responsabilité qui est la sienne en terre étrangère dans des circonstances où on célèbre le football qui est un sport qui prône des valeurs de respect et de fairplay ?
Comment emmener les joueurs dont-on a la charge à respecter les couleurs du pays dont- ils sont les dignes représentants si le manque de respect et de retenue vis à vis de l’institution faîtière et de celui qui la représente sur le plan national et international sont impulsés par le sélectionneur en chef ?
L’impact de telles déclarations est désastreux. Elles fragilisent la cohésion au sein de l’équipe nationale et offrent une image chaotique du Cameroun sur la scène internationale. Alors que la compétition s’annonce exigeante, les Lions Indomptables aborderont ce rendez-vous en rang dispersé, avec un entraîneur qui semble s’affranchir de toute hiérarchie et ne reconnaît d’interlocuteurs que dans l’ombre de bureaux administratifs gangrenés par la corruption.
L’impact de telles déclarations sur l’image du Cameroun
Le monde entier sait désormais que l’équipe nationale du Cameroun se présentera au Maroc en rang dispersé avec dans un clan le patron du banc de touche aux super pouvoirs pour qui la fédération et ses dirigeants n’existent pas et pour qui les seuls interlocuteurs seraient de curieux fonctionnaires tapis dans des bureaux dont le seul soucis est la perpétuation d’un système de gestion des équipes nationales essentiellement basé sur la corruption, la manipulation de bas étages avec pour objectifs des distractions de fonds issus du football, les surfacturations et autres déviances qui ont permis d’entretenir un flou persistant pendant plusieurs décennies au profit d’une poignée bien identifiable. Pour eux, toutes tentatives de réforme visant à mettre un terme à leurs privilèges et leurs avoirs mal acquis seraient une déclaration de guerre à ce système bien huilé qui ne lésine sur aucun moyen pour défendre l’incurie en sacrifiant toutes les valeurs humaines et morales afin de perpétuer l’enrichissement illicite sous le dos de véritables acteurs. Un entraîneur sans aucune expérience de la vie en communauté, sans aucun sens des valeurs cardinales qui régissent toutes les sociétés normales peut impunément être mis à contribution pour saccager l’image de l’institution en charge de la gestion administrative et technique de la sélection nationale, afin d’espérer détruire celui qui a osé penser que les choses pouvaient se faire différemment. Il ne s’agit plus d’un simple président de fédération, mais d’une icône camerounaise, africaine et mondiale dont la reconnaissance planétaire ne dépendra plus jamais de quelques fonctionnaires locaux véreux. Samuel ETO’O est une légende du football mondial. Il est le patrimoine de toute l’humanité.
Les personnalités légendaires reconnues dans les quatre coins du monde peu importe leur domaine d’excellence incarnent à cette échelle internationale l’âme de leurs peuples. Elles sont les premières ambassadrices de leurs nations respectives et elles inspirent de manière naturelle des générations entières. À ce titre, la restauration de l’image du Cameroun ne peut plus être compromise par des individus guidés par des intérêts égoïstes. Si des mesures radicales ne sont pas prises, ces acteurs de la décadence nationale finiront par être inscrits dans les « Poubelles de l’Histoire ». L’image du Cameroun doit être défendue avec fermeté et responsabilité.